Table des index

3.2. Cadrage macro financier du plan décennal

3.2.1. Présentation des simulations

Le développement de l'éducation de base comprenant le primaire et le 1er cycle du secondaire général, avec l’objectif pour 2015 d’une scolarisation primaire complète pour tous les enfants béninois, est une priorité qui sous-tend l'ensemble des orientations proposées. Une perspective systémique permet d’orienter la politique éducative en s’appuyant sur les axes suivants :

  • le renforcement du pilotage du système basé sur le développement des capacités de planification, de gestion, d'évaluation permanente du système et de programmation des recrutements;
  • le renforcement de la qualité de l’enseignement qui reposera en grande partie sur la rénovation des programmes et des outils pédagogiques, la professionnalisation et la structuration des formations initiale et continue, l'amélioration de l’encadrement administratif et pédagogique et la réduction des tailles de classes ;
  • l'amélioration de l’offre éducative qui impliquera entre autres orientations, la mise en place d’une carte scolaire, la réorganisation des formations technique, professionnelle et universitaire;
  • l'amélioration de la gestion des ressources humaines par la mise en place d'un dispositif de suivi et de promotion des carrières en liaison avec l’appréciation des performances et la rationalisation des affectations ainsi que le renforcement des mécanismes d’imputabilité;
  • la résorption des disparités entre genres et entre régions, sous-tendue par une politique qui instaure une discrimination positive en faveur des filles, groupes et régions défavorisés;
  • l’accroissement du rôle du secteur privé et de celui des communautés locales dans l’offre éducative qui sera recherché par la mise en place d’une politique de promotion adéquate.

Les simulations ont été conduites avec un objectif global d’amélioration de la qualité à tous les niveaux et de pertinence vis à vis du marché du travail aux niveaux les plus élevés (supérieur, technique et professionnel). Elles ont été également conduites avec l’idée qu’il y avait d’une part des décisions de politiques éducatives fortes concernant des segments importants du système et d’autre part des options moins définies sur d’autres. La stratégie pour conduire les simulations a alors été de chiffrer les politiques définies en prenant en compte à la fois leurs dimensions quantitative et qualitative et de proposer des options alternatives pour le développement en quantité et en qualité de chaque ordre d’enseignement. Outre le chiffrage des différents éléments du côté des dépenses nécessaires pour atteindre les objectifs fixés, des simulations ont également été conduites dans la sphère des ressources susceptibles d’être mobilisées (comprenant celles mobilisables dans le cadre de l’initiative Fast Track pour le financement de dépenses courantes pour le cycle primaire) en s’attachant par conséquent à l’équilibre à réaliser entre les dépenses et les ressources au niveau global du secteur de l’éducation.

Le cadre macro-économique global retenu pour ces simulations s’articule autour des hypothèses suivantes :

  • une croissance annuelle moyenne de 6% sur la période,
  • une croissance annuelle de la population de 2,9% sur la période,
  • des recettes domestiques (hors dons) qui représentent une moyenne sur la période d’environ 16,5 % du PIB,
  • des dépenses courantes de l’éducation en pourcentage des recettes de l’état de 23,6 % à partir de 2006 (23,2% en 2004),
  • un respect de la priorité accordée au cycle primaire telle que proposée dans le cadre indicatif de l’initiative Fast Track : 10 % des recettes de l’Etat allouées aux dépenses courantes pour le cycle primaire

L’objet de cette partie est de présenter les simulations pour les différents ordres d’enseignement en vue de déterminer leur impact sur le budget de fonctionnement de l’éducation et de présenter le cadrage financier de chaque ordre d’enseignement sur la base des arbitrages faits par les décideurs.

3.2.1.1. L’enseignement maternel

L’objectif d’accroissement du taux de scolarisation à ce niveau de 4 à 15% sur la décennie, dans un cadre soutenable de dépenses implique la mise en œuvre de solutions alternatives à l’offre publique d’éducation. Le secteur privé sera donc promu (augmentation annuelle des enfants pré-scolarisés dans le privé de 7%) et l’offre de services éducatifs et d’éveil de la petite enfance par les communautés locales sera incité par l’octroi d’une subvention de 10 000 F CFA par enfant. Ceci permettra de faire progresser le nombre d’enfants en maternelle de 29.000 à 98.000 sur la décennie.

Les dépenses courantes publiques pour cet ordre d’enseignement passeront de 600 millions de CFA à 1,8 milliards de F CFA constants en fin de période.

3.2.1.2. L’enseignement primaire

La politique envisagée s’articule autour des idées principales suivantes :

  1. atteindre en 2015 l’achèvement universel du cycle primaire : 100% des enfants en CM2 ;
  2. améliorer de façon très sensible la rétention des élèves en cours de cycle, condition sine qua non de l’achèvement universel, notamment en assurant la continuité éducative sur les six années d’enseignement. L’objectif est, par la disparition des écoles à cycle incomplet et par des actions de stimulation de la demande (particulièrement des filles en milieu rural), de faire passer progressivement la proportion des entrants en CI qui achèvent le cycle de 56% aujourd’hui à 100% en 2015;
  3. réduire les redoublements de classe. Les taux de redoublements, actuellement de l’ordre de 22% seront progressivement réduits pour atteindre 10% en 2010 par la mise en œuvre effective de la politique des sous-cycles ;
  4. appui à l’enseignement privé sous forme de subvention aux élèves (5000 F CFA par élève) à partir de 2007 pour que le secteur privé progresse au même rythme que l’enseignement public (l’objectif étant d’atteindre environ 207 000 élèves dans ce secteur à l’horizon 2015) ;
  5. amélioration de la qualité de l’enseignement. Trois aspects importants seront considérés : a) la remise en place de la formation continue dans les ENI, b) la réduction progressive du rapport élèves maîtres de 52 aujourd’hui à 40 en 2015. Ceci permettra notamment de développer la scolarisation (rétention) en zone rurale où les populations scolaires sont peu nombreuses et où les classes auront des effectifs plus réduits ; ceci permettra aussi de désengorger certaines classes urbaines dont les effectifs sont aujourd’hui au-delà de ce qui est pédagogiquement souhaitable. c) la provision de ressources suffisantes pour assurer les différentes activités nécessaires au fonctionnement qualitatif et à une meilleure gestion de l’enseignement primaire (administration, évaluation et gestion pédagogique, formation continue des enseignants, manuels scolaires et matériels didactiques/pédagogique pour les élèves et les maîtres).
  6. activités d’amélioration de la gestion administrative et pédagogique. Ces activités n’impliquent que des ressources budgétaires spécifiques relativement modestes (ces ressources sont intégrées dans l’aspect  c du point précédent). Il s’agit en premier lieu d’activités pour mieux gérer les allocations de personnels et de moyens aux écoles; il sera nécessaire i) de clarifier les responsabilités de tous les acteurs du système (depuis l’enseignant jusqu’aux directions centrales) et ii) de définir et d’appliquer des critères homogènes et transparents d’allocation des personnels aux écoles pour réduire les disparités d’allocations entre départements et à l’intérieur de chaque département. Il s’agit en second lieu de l’amélioration de la gestion pédagogique, non seulement par les actions classiques (inspection, direction d’école) mais aussi en axant davantage la gestion sur un pilotage sur les résultats obtenus chez les élèves (examens nationaux et/ou épreuves d’évaluations nationales).

Pour ce qui est des perspectives en matière de politique de recrutement, il s’agit de changer d’échelle. Pour réaliser les objectifs fixés, le nombre d’enseignants à la craie dans les écoles publiques atteindra près de 47 000 (contre 23 000 à l’heure actuelle), ce qui représente, compte tenu des départs à la retraite, le recrutement d’environ 35 000 nouveaux enseignants (y compris les enseignants communautaires). Le nombre d’enseignants APE passera de 11 500 à 18 500 en 2015 (soit un recrutement de 20 000 sur la période), celui des enseignants contractuels Etat atteindra 18 500 (recrutement de 1200 par an) et celui des enseignants communautaires, qui seront tous subventionnés et formés à partir de 2006, devra atteindre 9660.

Le niveau moyen de rémunération et primes des enseignants (ou de subventions pour les communautaires) en valeurs monétaires constantes augmentera de 36%. Sous l’hypothèse retenue de croissance annuelle de 6% du PIB, ces augmentations seront soutenables durablement et en accord avec la référence du cadre indicatif de l’initiative Fast Track (3,5 unités PIB par tête en 2015 contre 3,6 en 2004).

La masse salariale totale pour les enseignants à la craie (y compris primes pour les enseignants en zone difficile et subventions des communautaires) progressera de 22 milliards de CFA en 2004 à 68 milliards de CFA constants en 2015.

L’enveloppe pour toutes les autres dépenses (salaires des non enseignants, dépenses d’administration, dépenses de biens et services, subventions à l’enseignement privé, dépenses de formation) doublera en volume (de 16 à 34 milliards de CFA) même si leur part dans les dépenses courantes totales diminuera de 42% à 33% du fait de l’accroissement massif de la masse salariale enseignante.

3.2.1.3.  L’enseignement secondaire général  premier cycle

La politique préconisée est d’assurer progressivement une continuité entre le primaire et le premier cycle secondaire pour atteindre à terme un enseignement de base de 10 ans. Les deux objectifs principaux sont donc 1) l’expansion quantitative du cycle autant qu’il est possible logistiquement (constructions de nouveaux collèges et recrutement des enseignants) et 2) l’amélioration de la qualité.

Les mesures principales proposées s’articulent autour des grands axes suivants :

  1. Amélioration de l’accès en 6ème

Le nombre de nouveaux admis au collège doublera entre 2004 et 2015 en passant de 69 000 à 131 000, ce qui sous-entend un taux de transition moyen entre primaire et secondaire de 60% en moyenne sur la période (72% à l’heure actuelle). A titre de comparaison, la moyenne du taux de transition dans les pays africains se situe autour de 50%.

Cette hypothèse à été préférée à celle du maintien au taux de transition actuel dans la mesure où ce scénario aurait pour conséquence d’accroître les effectifs à un niveau impossible à réaliser sur un simple plan logistique (environ 190 000 nouveaux entrants qui exigerait 1) la multiplication par près de 5 le nombre d’enseignants nécessaires et 2) la création de plus de 60 collèges publics par an contre une moyenne de 20 les dernières années), sans considérer les difficultés qu’il y aurait à financer cette option.

L’augmentation de la rétention en cours de cycle (de 57% à 90%), la diminution du redoublement (de 20% à 10%) et la promotion du privé (de 15% à 20% d’élèves dans le privé avec une subvention de 15 000 F CFA à partir de 2008) permettront d’amener le taux d’accès en 3ème à 45% contre 20% actuellement. Les admissions en 3ème concerneront un volume de 97000 élèves en 2015 contre 32000 actuellement, soit un triplement. Le nombre total d’élèves du cycle doublera en passant de 259 000 en 2004 à 507000 en 2015.

Cette expansion quantitative du système exige que le nombre total d’enseignants triple dans la période (de 5453 en 2004 à 16012). Pour les enseignants APE et contractuels, il s’agit même d’une multiplication par 7 (de 1360 à 9400). 4400 nouvelles salles de classe devront être construites sur la décennie.

2. Amélioration de la qualité

L’amélioration de la qualité de cet ordre d’enseignement est une composante importante de la politique éducative qui y sera suivie. Dans cette direction, cinq types de mesures sont conjointement considérés :

i)                    réduction progressive mais sensible de la taille de classe moyenne de 53 à 45 ;

ii)                  une augmentation de la proportion des enseignants APE et contractuels Etat par rapport aux enseignants sous contrat local et vacataires.

iii)                une prise en charge complète des heures d’enseignement dues aux élèves à partir de 2008, à comparer à un déficit actuel de 27% des heures.

iv)                une prise en charge complète des subventions accordées aux enseignants sous contrat local en 2015 contre seulement 74% de prise en charge aujourd’hui

v)                  le renforcement de la mise en œuvre des nouveaux programmes pédagogiques

La masse salariale totale pour les enseignants progressera de 4,3 milliards de CFA en 2004 à 24,1 milliards de CFA en 2015 (progression du salaire moyen des enseignants de 3 à 3,6 unités de PIB/habitant).

Tout comme pour le cycle primaire, l’enveloppe pour toutes les autres dépenses (salaires des non enseignants, dépenses d’administration, dépenses de biens et services, subventions à l’enseignement privé, dépenses de formation) doublera en volume (de 6 à 13 milliards de FCFA) même si leur part dans les dépenses courantes totales diminuera de 59% à 38% du fait de l’accroissement massif de la masse salariale enseignante.

3.2.1.4. L’enseignement secondaire de second cycle

La perspective générale de la politique éducative suivie pour le second cycle général de l’enseignement secondaire est de préparer en qualité et en quantité l’accès à l’enseignement supérieur. Dans ce contexte, il est envisagé que l’essentiel de la régulation des flux d’étudiants ayant accès au supérieur soit préparé par celle introduite dans l’accès au second cycle secondaire. Dans cette perspective le taux de transition entre premier cycle et second cycle sera réduit à 20% en 2015 (moyenne de 47% sur la période).

Les mesures suivantes de politique éducative sont alors envisagées :

  1. le nombre des élèves qui accèdent au second cycle secondaire général (20 700 en 2004)  augmentera légèrement sur la période pour atteindre environ 23 000 en 2015. Le nombre total de lycéens progressera lui de 54 000 en 2004 à 68 000 en 2015. Ceci sera conditionné par la diminution du redoublement de 17 à 10%, l’augmentation de la rétention dans le cycle de 54 à 90% et l’accroissement de la part des élèves scolarisés dans le privé de 15 à 20%
  2. l’amélioration substantielle de la qualité est la composante la plus importante de la politique éducative de cet ordre d’enseignement. Dans cette optique, trois types de mesures seront conjointement considérés :

i)  réduction progressive mais sensible de la taille de classe moyenne de 46 à 40;

ii) une augmentation de la proportion des enseignants APE et contractuels Etat (dont le nombre devra être doubler) par rapport aux enseignants sous contrat local et vacataires (qui se stabiliseront autour de 700).

iii) une prise en charge complète des heures d’enseignement dues aux élèves à partir de 2008, à comparer à un déficit actuel de 15% des heures.

Les dépenses courantes totales du cycle passeront en valeurs constantes de 7,8 à 10,6 milliards de F CFA.

3.2.1.5. L’enseignement technique et professionnel

L’orientation politique pour l‘ETFP pour la prochaine décennie se caractérise par le passage d’une logique de pilotage par l’offre vers une logique de pilotage par la demande. La recherche de la qualité de la formation et de son adéquation avec le marché de l’emploi constituera un objectif stratégique pour la décennie. Les objectifs sont donc pour ce secteur à la fois quantitatif et qualitatif. Les modélisations effectuées prévoient :

  1. Un quasi doublement des apprenants de l’enseignement technique et professionnel : de 29 000 en 2003 à plus de 56 000 en 2015 (sous l’hypothèse d’un accroissement annuel des effectifs du privé de 7%). Pour le secteur public l’objectif est d’atteindre 24 500 apprenants en 2015 (contre 11500 en 2003) qui pourront se répartir, en fonction des besoins du marché de l’emploi, approximativement de la façon suivante :
    • 8000 dans le secteur agricole
    • 4000 dans le secteur de la santé
    • 8000 dans le secteur industriel
    • 2000 dans le secteur tertiaire
    • 2500 à répartir en fonction des demandes du marché de l’emploi.
  1. Pour se donner les moyens d’atteindre les objectifs de qualité (diversification des formations, diminution de la part des enseignants vacataires au profit d’enseignants APE et contractuels Etat, actions renforcées de formation initiale et continue), il est prévu de faire passer la dépense moyenne par apprenant de 223 000 FCFA en 2003 à 461 000 FCFA en 2015 (de 0,7 à 1,1 unités de PIB/habitant).

Les dépenses courantes du secteur passeront de 2,6 milliards de CFA en 2003 à 11,3 en 2015.

3.2.1.6. L’enseignement supérieur

Les objectifs fixés à l’enseignement supérieur sont, d’une part, l’amélioration de l'efficacité interne et externe visant à répondre aux besoins en cadres supérieurs compétents et compétitifs, pour le développement économique et social du pays et, d’autre part, le développement de la recherche scientifique.

  1. Quantitativement, il est prévu de stabiliser l’accroissement observé dans le système public ces dernières années dans la mesure où 1) il est peu en adéquation avec les demandes du marché de l’emploi et 2) il pénalise la qualité des enseignements. L’objectif quantitatif est donc d’atteindre 39000 étudiants publics en 2015 (contre 36000 environ actuellement). Avec une hypothèse d’accroissement des effectifs du privé de 5% par an, le nombre total d’étudiants pourrait se chiffrer aux environs de 52000 en 2015 (contre 43000 actuellement).
  2. Pour se donner les moyens d’atteindre les objectifs de qualité, il est prévu de faire passer la dépense moyenne par étudiant hors dépenses sociales de 260 000 FCFA en 2004 à 482 000 FCFA en 2015. En incluant les dépenses sociales, la dépense moyenne totale par étudiant atteindra 667 000 F CFA en 2015, soit 1,6 unités de PIB/habitant, contre 1,5 à l’heure actuelle.

Sous les hypothèses de croissance économique retenues, les dépenses courantes du secteur passeront de 17 milliards de CFA en 2003 à 30 en 2015.

3.2.2. Simulations financières par ordre d’enseignement

Les tableaux suivants donnent les simulations financières sur la base des hypothèses présentées ci-dessus :

Tableau 21 : Répartition des dépenses courantes par niveau (sur ressources domestiques) :


2004

2010

2015

Maternel

1%

1%

1%

Primaire

49%

45%

42%

Secondaire

24%

30%

30%

Collège

14%

20%

23%

Lycée

10%

9%

6%

ET-FP

4%

6%

7%

Supérieur

22%

18%

16%

Tableau 22 : Répartition des dépenses courantes par niveau (Ress. Domestiques + Fast Track) :


2004

2010

2015

Maternel

1%

1%

1%

Primaire

50%

50%

53%

Secondaire

24%

27%

26%

Collège

14%

19%

20%

Lycée

10%

9%

6%

ET-FP

4%

5%

6%

Supérieur

22%

17%

14%

1.       Enseignement maternel

2004

2010

2015

Taux Brut de Scolarisation (%)

4,2

10

15

Effectifs des élèves

21 000

58 573

98 534

% d’enfants dans le communautaire

0

41

75

Effectifs élèves (public)

18 000

31 951

23 055

Dépenses courantes (en millions)

600

1552

1852

2.       Enseignement primaire

2004

2010

2015

PIB/Tête (F CFA 2004)

301 190

359 929

419 434

Taux accès CI (%)

94

100

100

Taux rétention CI/CM2 (%)

53

77

100

Taux d’accès CM2 (taux d’achèvement) en %

50

77

100

Taux redoublement (%)

22

10

10

Taux Brut de Scolarisation (%)

93

98

111

Nouveaux entrants CI

229 462

289 048

332 755

Nouveaux entrants CM2

102 787

188 309

280 676

Public

Effectif élèves

1 174 900

1 436 717

1 866 397

Rapport élèves maîtres

51,7

45,3

40

Nombre d’enseignants (public et communautaires)

22 747

31 719

46 660

Salaire moyen annuel des enseignants

1 040 511

1 245 919

1 427 390

. unités de PIB/Tête

3,5

3,5

3,4

Salaire brut APE (F CFA 2004)

1 474 545

1 743 318

2 013 283

. unités de PIB/Tête

4,9

4,8

4,8

Salaire contractuel (F CFA 2004)

597 299

913 421

1 258 302

. unités de PIB/Tête

2,0

2,5

3,0

Subvention par communautaire (F CFA 2004)

330 000

473 740

629 151

. unités de PIB/Tête

1,1

1,3

1,5

Masse salariale enseignants hors pr. zones difficiles (en millions)

21 402

39 519

66 602

Coût des primes pour zones difficiles (en millions)

644

1046

1414

Masse salariale globale (en millions)

22 046

40 565

68 013

Salaire incluant primes zones difficiles en (F CFA)

1 071 806

1 278 815

1 457 697

. unités de PIB/Tête

3,6

3,6

3,5

Autres dépenses en % des dépenses courantes totales

42

37

33

Autres dépenses courantes (en millions)

16 052

24 148

33 957

Dont appui à l’enseignement privé

0

798

1037

Dépenses courantes totales hors formation initiale en millions

38 098

64 712

101 973

Par élève en F CFA 2004 (public)

32 427

44 486

54 081

en % du PIB/tête

10,8

12,4

12,9

Dépenses courantes totales (avec form. initiale)

38 098

65 468

103 174

Nombre moyen annuel de salles de classes à construire

1038

3073

4000

Dépenses d’Investissement (salles classe + ENI)

7961

17350

21998

Dépenses totales courantes + capital (salles classe)

46059

82819

125171

3.       Enseignement Secondaire du Premier Cycle

2004

2010

2015

PIB/Tête (F CFA 2004)

301 190

359 929

419 434

Taux accès 6ème (%)

36

46

50

Nouveaux entrants 6ème

69 455

105 955

131 483

Nouveaux entrants 3ème

32 576

65 505

97 637

Public

Effectif élèves

220 234

309 242

405 295

Rapport élèves -groupe pédagogique

52,5

48,4

45,0

Nombre d’enseignants

5 453

11 354

16 012

APE

974

1913

3202

Contractuels Etat

359

2726

6405

Contractuels locaux

4120

6715

6405

Salaire moyen annuel des enseignants (F CFA 2004)

APE

2 349 286

2 552 220

2 726 321

Contractuels Etat

966 411

1 154 880

1 345 812

Contractuels locaux

550 000

789 567

1 048 585

En unités de PIB/Tête

APE

7,8

7,1

6,5

Contractuels Etat

3,2

3,2

3,2

Contractuels locaux

1,8

2,2

2,5

 

Masse salariale des enseignants (en millions de F CFA 2004)

4320

12715

24066

Autres dépenses en % de dépense courante totale

58,7

45,8

35,0

Autres dépenses (en millions F CFA 2004)

6132

10 726

12 959

Dépenses courantes totales ( hors subvention privé)

10 453

23 441

37 024

Par élève en F CFA 2004

en % du PIB/tête

15,8

21,1

21,8

Coût subventions pour le privé (en millions de F CFA 2004)

0

835

1267

Dépenses courantes totales (en millions de F CFA 2004)

10 453

24 274

38 291

Nombre moyen annuel de salles de classes à construire

209

427

442

Dépenses d’Investissement (salles classe)

1605

2348

2433

Dépenses totales courantes + capital (salles classe)

12 057

26 621

40 724

4.       Second cycle secondaire
 

2004

2010

2015

Nouveaux entrants en 2nd cycle
Effectifs d’élèves dans le cycle

20 735
54 536

27 265
74 423

22 718
67 847

Public

Rapport élèves- groupe pédagogique

46

43

40

Nombre d’enseignants

1884

3206

3053

Salaire des enseignants (unités de PIB par tête)

APE

10,4

9,6

9,0

Contractuel de l’Etat

3,6

3,6

3,6

Contractuel local

2,5

2,7

2,8

Masse salariale des enseignants (F CFA 2004)

3226

6110

6907

Autres dépenses en % de dépenses totales
Autres dépenses courantes (en millions F CFA 2004)

58,7
4579

45,8
5155

35,0
3719

Dépenses courantes totales (F CFA 2004)
Coût unitaire de fonctionnement en %du PIB par tête

7805
56,2

11 265
51,2

10 626
46,7

Dépenses d’investissement (salles de classe)

731

169

0

5.       Enseignement Technique et Formation Professionnelle ( ET-FP)

2004

2010

2015

Effectif total

30 814

43 489

55 631

Public
Effectif
Rapport élèves/Enseignants ET-FP
Nombre d’enseignants de ET-FP
Salaire moyen des enseignants (unités de PIB par tête) APE
Contractuel d’Etat
Contractuel local
Masse salariale des enseignants en millions


12 613
19,4
1038
7,8
7,8
3
1593


19 097
19,4
1571
7,1
7,1
3
2810


24 500
19,4
2016
6,5
6,5
3
4016

Autres dépense en % des dépenses courantes totales

46,2

57,2

64,5

Dépenses courantes totales (en millions)

2962

6560

11 304

Par élève en F CFA 2004 (en milliers )

235

344

461

6.       Enseignement supérieur
 

2004

2010

2015

Effectif des étudiants

43 411

47 568

55 631

Public

Effectif des étudiants dans le pub

36 000

37 636

39 000

Dépenses de fonctionnement (en millions)
Dépenses de fonctionnement par étudiant (F CFA 2004)

9 365
260 140

13 816
367 079

18 812
482 349

Dépenses sociales étudiants au Bénin (en millions)
Bourses à l’étranger (F CFA 2004)
Dépenses sociales totales

6 776
854
7 630

7 018
854
7 87

7 215
854
8 069

épenses courantes totales (en millions)
Dépenses courantes par étudiant du public (en PIB/tête)

18 398
1,49

21 688
1,54

26 881
1,59

7.       Alphabétisation
 

2004

2010

2015

Nombre de centres d’alphabétisation (CA)

1170

2168

3000

Dépenses courantes pour les CA ( en millions )

218

460

676

Autres dépenses courantes

228

233

240

Dépenses courantes totales

445

730

988

Dépenses d’investissement (constructions CA)

0

915

-

Récapitulatif des aspects budgétaires

Millions de F CFA 2004

 

2004

2010

2015

Dépenses courantes
Maternel
Primaire
1er cycle secondaire
2nd cycle secondaire
Enseignement technique & formation professionnelle
Enseignement supérieur
Dépenses courantes totales (a)
En % du PIB


600
38 098
10 453
7 805
2 962
18 398
78 316
3,6


1 552
65 468
24 274
11 265
6 560
21 688
130 807
4,2


1 852
103 174
38 291
10 626
11 304
26 881
192 128
4,7

Dépenses d’investissement
Maternel
1er cycle secondaire (uniquement salles de classe)
2nd cycle secondaire (uniquement salles de classe)
Enseignement technique
Enseignement supérieur
Dépenses d’investissement totales

-
7961
1605
731
-
-
-

-
17 350
2348
169
-
-
-

-
21 998
2433
0
-
-
-

PIB en milliards (Taux de croissance moyen annuel de 6%)
Recettes Etat (hors dons) en % du PIB
Recettes de l’état (hors dons) en millions de F CFA 2004
Dépenses courantes d’éducation en % des  recettes de l’état
Ressources publiques courantes pour l’éducation (b)

2 163
15,7
340 400
22,6
77 037

3 069
16,4
504 026
23,6
118 950

4 106
17
698 101
23,6
164 752

Ecart  (a) - (b)

1 279

11 857

27 376


Agenda & Communiqués
  • Calendrier scolaire 2013-2014

                   Arrêté interministeriel


    Conformément à l'arrêté interministeriel ANNEE 2013 N° 390/MESFTPRIJ/MEMP/DC/SGM/DESG/IGPM/DET/DAFoP/ DEP/DEM/DEP/DEPEMP/SA, du 17 septembre 2013, dans tous les établissements publics et privés des enseignements maternels, primaire, secondaire général, technique et de la formation professionnelle, le calendrier scolaire 2013- 2014 est fixé comme suit:

    • Premier trimestre : Du jeudi 03 octobre 2013 au vendredi 20 décembre 2013 après les cours de
      l'après-midi (11 semaines 02 jours)
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi 20 décembre 2013 après les cours de l'après-midi au dimanche
      05 janvier 2014 inclus (16 jours).
    • Deuxième trimestre :Du lundi 06 janvier 2014 au vendredi11 avril 2014 après les cours de
      l'après-midi ( 13 semaines).
    • Congé de détente : Du vendredi 21 février 2014 après les cours de l'après-midi au dimanche 02 mars
      2014 inclus (09 jours) .
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi Il avril 2014 après les cours de l'après-midi au mercredi23 avril
      2014 inclus (12 jours).
    • Troisième trimestre : Dujeudi 24 avril 2014 au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de l'après-midi
      (12 semaines).      

    Les grandes vacances sont fixées au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de
    l'après-midi. Elles prennent fin le dimanche 28 septembre 2014.

    Les activités pédagogiques reprennent dans tous les établissements scolaires le
    lundi 29 septembre 2014.

    Le présent calendrier est valable autant pour les établissements publics que privés
    des enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel. Le calendrier des établissements techniques agricoles sera fixé par un autre arrêté.

    Fetes et jours fériés de l'année


    Tous les établissements publics et privés vaqueront les jours de fête et jours fériés ci-après

    • Fête de la Toussaint: Vendredi 1er novembre 2013
    • Fête des Religions traditionnelles: Vendredi 10 janvier 2014
    • Lundi de Pâques: Lundi 21 avril 2014 
    • Fête du Travail : Jeudi 1 mai 2014          
    • Fête de l’Ascension : Jeudi 29 mai 2014         
    • Lundi de Pentecôte : Lundi 09 juin 2014

    Ils vaqueront également les jours déclarés fériés par le Ministre du Travail et de la Fonction Publique.

    Télécharger le calendrier scolaire 2013-2014.pdf

     

     SI/DIP/MESFTPRIJ

     
  • COMMUNIQUE

    Dans le cadre  du  programme  de  formation de  reconversion  professionnelle au titre  de l'exercice 2013, le Ministère de l'Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l' Insertion  des Jeunes (MESFTPRIJ) procedera  à une formation qualifiante, de jeunes agées de plus de 17 ans et ayant au moins le niveau de la classe de troisième .

     
  • Calendrier scolaire 2010-2011

    Arrêté interministeriel

     
  • 03 Mai 2011 : Revue sectorielle

    1ère revue du secteur de l’éducation de l’an 2011, prevu du Mardi 03 Mai au Jeudi 05 Mai 2011. Rencontre preparatoire de la revue entre gouvernement et PTF du secteur prévu pour le lundi 02 Mai.