Qualité

a) Encadrement

Pour un effectif de 34 415 étudiants des deux universités publiques en 2005, il n’y a que 696 enseignants toutes catégories confondues, soit un ratio étudiants/professeurs de 49. L’évolution de cet indicateur renseigne sur la dégradation des conditions d’enseignement au cours de ces dernières années. En effet, ce ratio était de 30 en 1999 ce qui, comparé à la moyenne des pays d’Afrique francophone (18 à la même période) et anglophone (15), était très élevé. L’effectif des professeurs assistants a augmenté de manière régulière tandis que celui des professeurs tend à se stabiliser.

Il apparaît donc que si des progrès ont été réalisés en termes de couverture quantitative, cela l’a été au moins en partie au prix d’une sur utilisation des enseignants et d’une dégradation visible des conditions d’enseignement.

Tableau: Taux de qualification des enseignants en 2005

Catégories Pourcentage
Professeurs titulaires 5,2%
Maîtres de conférences 11,1%
Maîtres–Assistants 18,3%
Assistants 49,4%
Autres 16%

Il faut mettre en place une politique de formation des formateurs et des mesures incitatives pour encourager leur qualification selon les normes du CAMES.


b)  Infrastructures

Des efforts d’investissement ont été faits depuis 1970, en particulier entre 1981 et 1994. Le nombre de salles de cours, de bibliothèques, de laboratoires, d’ateliers et d’amphithéâtres est passé de 58 à 293 en 2002, mais reste très insuffisant par rapport aux besoins.

Tableau: Capacité d'accueil dans l'enseignement supérieur public en 2002

Facultés Capacité normale d’accueil Nombre d’étudiants accueillis Ecart
FADESP 1 125 7 316 6 191
FASEG 1 149 3 032 1 883
FAST 810 3 254 2 444
FLASH 1 020 1 0954 9 934
TOTAL 4 104 24 556 20 452

En 2002, pour un effectif de 24 556 étudiants dans les facultés sur le campus d’Abomey-Calavi, il n'y a qu’environ 5 000 places disponibles, soit un déficit de plus de 20 000 places.
L'Université de Parakou, initialement prévue pour accueillir 400 étudiants en première année, a accueilli 2 063 étudiants en 2002-2003 dont 1 581 en première année.
Au total, l’offre en infrastructures dans les deux universités reste très nettement inférieure à la demande tant pour la formation que pour les services sociaux y afférents.

c)  Programmes, matériels didactiques et formation des enseignants

Les programmes d’enseignement restent de manière générale, inadaptés aux besoins du marché. La prévalence de ces programmes théoriques limités à la maîtrise cognitive des disciplines, ne favorise pas l'acquisition du savoir-faire, de compétences et/ou des aptitudes des étudiants. Mieux, le rythme de révision des réformes pédagogiques et d'évaluation des programmes est irrégulier. Quant aux matériels didactiques et de laboratoire,  des efforts méritent d’être faits, compte tenu de leur vétusté, de leur obsolescence et de leur insuffisance. Les bibliothèques sont très peu fournies en documentation de base. Le peu d’ouvrages qui s’y trouvent, relèvent, pour la plupart, des vieilles éditions de mémoires et thèses passés.

d)  Efficacité interne et externe

L’enseignement supérieur est caractérisé par un faible rendement interne, particulièrement au premier cycle. Les taux de promotion, de redoublement et d’abandon s’améliorent au fur et à mesure que l’on évolue de la 1ère année vers les années supérieures.

A l’Université Nationale du Bénin, de 1993 à 1998, le taux de réussite en 1ère année n’est que de 30%. En deuxième année, ce taux  passe à 65% pour monter à 71%, 95,6% et 96,7% en troisième, sixième et septième années. Le taux  de redoublement en 1ère année est en moyenne de 36%. Il passe à 24% en deuxième année pour atteindre 29% en troisième année et remonter à 44% en quatrième année pour des raisons de non soutenance de mémoires dans les Facultés classiques dans les délais. Quant au taux d’abandon, il est de 25% en 1ère année, de 10% en deuxième année et de 0,12% en troisième année et quatrième année. On explique le faible rendement interne, du système par le mauvais fonctionnement du système d’orientation des étudiants et la faiblesse de la qualité de l’enseignement dispensé.

En effet, avant de s’inscrire dans les facultés, écoles et instituts, les étudiants ne sont souvent pas informés des filières qui existent ni des matières qu’on y enseigne. Par conséquent, les inscriptions sont plutôt hasardeuses. Il faut signaler également l’absence de personnels d’orientation scolaire dans les établissements secondaires ; la qualité de l’encadrement ; la qualité des étudiants à l’entrée du système (ceux des écoles étant sélectionnés sur concours ou tests).

Si on examine l’efficacité externe de l’enseignement supérieur, on constate qu’elle est mauvaise avec une forte déperdition d’étudiants au cours de leur formation dans certaines entités. Les effectifs ont augmenté fortement au cours des dernières années, mais aussi les abandons et les redoublements en cours d’études sont très importants. Cela dit, en dépit de cette faible capacité de l’institution à produire des diplômés (et à en produire une forte proportion dans les disciplines tertiaires), les indications disponibles suggèrent des difficultés d’emploi très notables.

Tout ceci conduit donc à un double gaspillage de crédits publics, d’une part en raison des abandons et redoublements très nombreux en cours d’études, d’autre part en raison du fait que les diplômés ne sont pas employés de façon efficiente dans la production selon les compétences que leur formation est supposée leur avoir apportées. Il y a sans doute plusieurs raisons à cette situation in fine non souhaitable, mais il est probable que l’absence de mécanismes de régulation dans l’accès au système ait conduit à un mauvais arbitrage entre la quantité et la qualité.

Equité

a) Disparité entre les facultés classiques et les écoles et instituts

Les établissements de formation professionnelle accueillent 20% de l’effectif total des étudiants inscrits dans les universités nationales tandis que les facultés dites classiques en accueillent 80%. En 1992,  82% des étudiants étaient inscrits en faculté et 18% dans les écoles et instituts. En 1997, ces chiffres passent respectivement à 80%  et 20%. De 1992 à 1997, les inscriptions dans les formations générales ont progressé de  29,3% et celles dans les formations professionnelles de 4,5%.

Tableau 33: Evolution des effectifs des étudiants du public par filière entre 1994 et 2004


Années Universités FORMATION


Formation Générale (FG) Formation Professionnelle (FP) FG + FP
1994–1995 UAC 8994 2013 11007
UP 0 0 0
Ensemble 8994 2013 11007
1995–1996 UAC 9014 2213 11227
UP 0 0 0
Ensemble 9014 2213 11227
1996–1997 UAC 11276 2779 14055
UP 0 0 0
Ensemble 11276 2779 14055
1997–1998 UAC 11467 3019 14486
UP 0 0 0
Ensemble 11467 3019 14486
1998–1999 UAC 12926 3358 16284
UP 0 0 0
Ensemble 12926 3358 16284
1999 – 2000 UAC 15381 3372 18753
UP 0 0 0
Ensemble 15381 3372 18753
2000 -2001 UAC 18984 4049 23033
UP 0 0 0
Ensemble 18984 4049 23033
2001 – 2002 UAC 21747 4425 26172
UP 1054 388 1442
Ensemble 22801 4813 27614
2002 – 2003 UAC 25499 4608 30107
UP 1720 521 2241
Ensemble 27219 5129 32348
2003 – 2004 UAC 25057 5210 30267
UP 2894 710 3604
Ensemble 27951 5920 33871

EP=Ecole Professionnelle

FC= Faculté classique

b) Disparité selon le sexe

Dans l’enseignement supérieur public, le pourcentage des filles est passé de 18,9% en 1997 à 22,7% en 2005. Cette légère amélioration est encore insuffisante et reflète celle observée dans l’enseignement secondaire général où le taux de réussite des filles au bac est nettement inférieur à celui des garçons.

Tableau: Evolution de la proportion de filles dans l'enseignement supérieur public de 1997 à 2005

1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
18,9% 19,4% 20,5% 19,8% 22,2% 22,7% 19,1% 21,6% 22,7%


Agenda & Communiqués
  • Calendrier scolaire 2013-2014

                   Arrêté interministeriel


    Conformément à l'arrêté interministeriel ANNEE 2013 N° 390/MESFTPRIJ/MEMP/DC/SGM/DESG/IGPM/DET/DAFoP/ DEP/DEM/DEP/DEPEMP/SA, du 17 septembre 2013, dans tous les établissements publics et privés des enseignements maternels, primaire, secondaire général, technique et de la formation professionnelle, le calendrier scolaire 2013- 2014 est fixé comme suit:

    • Premier trimestre : Du jeudi 03 octobre 2013 au vendredi 20 décembre 2013 après les cours de
      l'après-midi (11 semaines 02 jours)
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi 20 décembre 2013 après les cours de l'après-midi au dimanche
      05 janvier 2014 inclus (16 jours).
    • Deuxième trimestre :Du lundi 06 janvier 2014 au vendredi11 avril 2014 après les cours de
      l'après-midi ( 13 semaines).
    • Congé de détente : Du vendredi 21 février 2014 après les cours de l'après-midi au dimanche 02 mars
      2014 inclus (09 jours) .
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi Il avril 2014 après les cours de l'après-midi au mercredi23 avril
      2014 inclus (12 jours).
    • Troisième trimestre : Dujeudi 24 avril 2014 au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de l'après-midi
      (12 semaines).      

    Les grandes vacances sont fixées au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de
    l'après-midi. Elles prennent fin le dimanche 28 septembre 2014.

    Les activités pédagogiques reprennent dans tous les établissements scolaires le
    lundi 29 septembre 2014.

    Le présent calendrier est valable autant pour les établissements publics que privés
    des enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel. Le calendrier des établissements techniques agricoles sera fixé par un autre arrêté.

    Fetes et jours fériés de l'année


    Tous les établissements publics et privés vaqueront les jours de fête et jours fériés ci-après

    • Fête de la Toussaint: Vendredi 1er novembre 2013
    • Fête des Religions traditionnelles: Vendredi 10 janvier 2014
    • Lundi de Pâques: Lundi 21 avril 2014 
    • Fête du Travail : Jeudi 1 mai 2014          
    • Fête de l’Ascension : Jeudi 29 mai 2014         
    • Lundi de Pentecôte : Lundi 09 juin 2014

    Ils vaqueront également les jours déclarés fériés par le Ministre du Travail et de la Fonction Publique.

    Télécharger le calendrier scolaire 2013-2014.pdf

     

     SI/DIP/MESFTPRIJ

     
  • COMMUNIQUE

    Dans le cadre  du  programme  de  formation de  reconversion  professionnelle au titre  de l'exercice 2013, le Ministère de l'Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l' Insertion  des Jeunes (MESFTPRIJ) procedera  à une formation qualifiante, de jeunes agées de plus de 17 ans et ayant au moins le niveau de la classe de troisième .

     
  • Calendrier scolaire 2010-2011

    Arrêté interministeriel

     
  • 03 Mai 2011 : Revue sectorielle

    1ère revue du secteur de l’éducation de l’an 2011, prevu du Mardi 03 Mai au Jeudi 05 Mai 2011. Rencontre preparatoire de la revue entre gouvernement et PTF du secteur prévu pour le lundi 02 Mai.