Alphabétisation et éducation des adultes

Jusqu’en 1990, l’Etat est resté l’acteur principal et quasi exclusif du sous secteur de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes. Mais, à la faveur du Renouveau démocratique intervenu en 1990, le sous secteur a connu l’émergence d’autres acteurs rendue nécessaire par un contexte de demandes éducatives diversifiées et accrues auxquelles il fallait des réponses éducatives précises. Ainsi, aux côtés de l’Etat interviennent des Organisations de la société civile (Organisations non gouvernementales, Organisations paysannes, confessions religieuses, associations de développement, etc.) et des partenaires techniques et financiers.

 

Après trois décennies d’efforts soutenus dans le cadre de la lutte pour l’éradication de l’analphabétisme en République du Bénin, le taux d’analphabétisme des personnes âgées de 15 ans et plus, reste encore élevé avec de fortes disparités entre les départements et les sexes. Selon les données du troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-3, INSAE), il est de 67,4% sur le plan national et de 78,1% pour les femmes.

 

Tableau 35: taux d'analphabétisme par département et par sexe en 2002

 

Département

Masculin

Féminin

Total

 
 

Alibori

84,6

94,1

89,5

 

Atacora

78,3

92,4

85,9

 

Atlantique

44,6

72,9

59,9

 

Borgou

69,1

84,8

77,1

 

Collines

57,1

81,1

70,1

 

Couffo

65

91,2

80,4

 

Donga

73,4

89,8

82

 

Littoral

19

42,8

31

 

Mono

45,8

80

64,7

 

Ouémé

44,4

72,6

59,9

 

Plateau

65,6

87,3

77,8

 

Zou

52,9

78,6

67,4

 

Bénin

55

78,1

67,4

 

Source : RGPH 3 INSAE

 

Les taux d’analphabétisme les plus élevés sont enregistrés dans les départements de l’Alibori (89,5% et 94,1% pour les femmes) et de l’Atacora (85,9% et 92,4% pour les femmes) tandis que le plus faible est enregistré dans le département du Littoral (31% et 42,8% pour les femmes).

 

Tout comme le système formel, le sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation des adultes connaît des problèmes de qualité, de pertinence et d’efficacité avec, pour corollaires, des taux d’abandon, d’échec et de rechute dans l’analphabétisme élevés. Selon les estimations des opérateurs en AEA, plus de 80% des personnes ayant été déclarées alphabétisées retombent dans l’analphabétisme faute de programmes cohérents et pertinents de post- alphabétisation.

 

En 1981, avec l’appui de la Coopération suisse et de l’UNESCO, le gouvernement du Bénin a élaboré et mis en œuvre un Programme national de généralisation de l’alphabétisation  dans le but d’éliminer l’analphabétisme en cinq (05) ans sur tout le territoire national. En dépit de  tous les moyens et de toute la mobilisation sociale dont a bénéficié ce programme, les résultats n’ont pas permis de renverser la tendance et la  majorité de la population active béninoise continue d’être victime des pires méfaits de l’analphabétisme.

 

Aujourd’hui, certains atouts méritent d’être signalés, tels que l’existence d’acteurs privés actifs aux côtés des structures étatiques, l’accroissement de la demande en alphabétisation et le regain d’intérêt pour le sous secteur. Le nombre de centres d’alphabétisation a presque doublé entre 1997 et 2003 ; le taux de succès aux programmes d’alphabétisation est passé 79 à 91% entre 1997 et 2003. Mais malgré ces bons résultats, le sous-secteur demeure caractérisé par :

 

-          la dispersion notoire des efforts des différents acteurs techniques et financiers ;

-          une organisation administrative et financière bureaucratique se traduisant par des lenteurs et des dysfonctionnements ;

-          l’inexistence d’un plan cohérent de mobilisation et de gestion transparente des ressources ;

-          des taux d’abandon et d’échec élevés ;

-          un faible taux d’alphabétisation au niveau des femmes ;

-          l’inexistence d’un programme stratégique national d’alphabétisation et d’éducation des adultes à long terme ;

-          une organisation pédagogique rigide et l’inadéquation des programmes, méthodes et produits éducatifs avec les besoins éducatifs des communautés et des groupes professionnels ;

-          l’inexistence de programmes spécifiques à l’intention des femmes et des jeunes filles ;

-          l’insuffisance de ressources matérielles et financières ;

-          l’insuffisance de ressources humaines en quantité et en qualité ;

-          la diminution progressive du nombre de maîtres d’alphabétisation  bénévoles;

-          l’absence d’harmonisation et de coordination des programmes d’alphabétisation mis en œuvre dans d’autres ministères ;

-          l’absence de données sur les ressources matérielles et financières investies dans les différents programmes d’alphabétisation et d’éducation des adultes au Bénin ;

-          l’absence de mesures favorisant la pérennisation des acquis en alphabétisation ;

-          la faiblesse de la recherche linguistique sur les langues nationales, ce qui n’est pas de nature à favoriser la satisfaction des demandes en alphabétisation par certaines communautés linguistiques.

 

Les politiques mises en œuvre au cours des dix dernières années pour corriger ces dysfonctionnements n’ont pas abordé de façon globale les préoccupations du sous-secteur, mais plutôt de façon isolée et sans lien entre ces dernières et les préoccupations spécifiques aux autres sous-secteurs du système éducatif béninois. Par conséquent, le diagnostic établi dans la Déclaration de Politique Nationale d’Alphabétisation et d’Education des Adultes (DEPOLINA) reste d’actualité.

Au niveau de l’accès équitable des analphabètes de la tranche d’âge de 9 à 14 ans et de celle de 15 à 49 ans aux programmes d’alphabétisation et d’éducation des adultes, les stratégies fondamentales identifiées vise à :                                                                          

  • rendre opérationnelle la stratégie du faire faire en vue de passer l’effectif des  alphabétisés de la tranche d’âge de 15 à 49 ans de 416 932 en 2004 à 1 132 432 alphabétisés en 2015,
  • mettre en œuvre une discrimination positive en faveur des femmes et des jeunes filles, en vue de faire passer le nombre de femmes alphabétisées en langues nationales de 115 630 en 2004 à 237 630 en 2015,
  • appuyer les communes pour la réhabilitation et la gestion des infrastructures d’alphabétisation,
  • mettre en œuvre des programmes spécifiques d’alphabétisation et d’éducation au profit des enfants de la tranche d’âge de 9 à 14 ans, en impliquant les différents ordres d’enseignement, les organisations et opérateurs actifs en alphabétisation
  • mettre en œuvre une discrimination positive en faveur des zones défavorisées et des départements à faibles taux d'alphabétisation, prendre des mesures éducatives particulières en faveur des personnes handicapées
Agenda & Communiqués
  • Calendrier scolaire 2013-2014

                   Arrêté interministeriel


    Conformément à l'arrêté interministeriel ANNEE 2013 N° 390/MESFTPRIJ/MEMP/DC/SGM/DESG/IGPM/DET/DAFoP/ DEP/DEM/DEP/DEPEMP/SA, du 17 septembre 2013, dans tous les établissements publics et privés des enseignements maternels, primaire, secondaire général, technique et de la formation professionnelle, le calendrier scolaire 2013- 2014 est fixé comme suit:

    • Premier trimestre : Du jeudi 03 octobre 2013 au vendredi 20 décembre 2013 après les cours de
      l'après-midi (11 semaines 02 jours)
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi 20 décembre 2013 après les cours de l'après-midi au dimanche
      05 janvier 2014 inclus (16 jours).
    • Deuxième trimestre :Du lundi 06 janvier 2014 au vendredi11 avril 2014 après les cours de
      l'après-midi ( 13 semaines).
    • Congé de détente : Du vendredi 21 février 2014 après les cours de l'après-midi au dimanche 02 mars
      2014 inclus (09 jours) .
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi Il avril 2014 après les cours de l'après-midi au mercredi23 avril
      2014 inclus (12 jours).
    • Troisième trimestre : Dujeudi 24 avril 2014 au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de l'après-midi
      (12 semaines).      

    Les grandes vacances sont fixées au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de
    l'après-midi. Elles prennent fin le dimanche 28 septembre 2014.

    Les activités pédagogiques reprennent dans tous les établissements scolaires le
    lundi 29 septembre 2014.

    Le présent calendrier est valable autant pour les établissements publics que privés
    des enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel. Le calendrier des établissements techniques agricoles sera fixé par un autre arrêté.

    Fetes et jours fériés de l'année


    Tous les établissements publics et privés vaqueront les jours de fête et jours fériés ci-après

    • Fête de la Toussaint: Vendredi 1er novembre 2013
    • Fête des Religions traditionnelles: Vendredi 10 janvier 2014
    • Lundi de Pâques: Lundi 21 avril 2014 
    • Fête du Travail : Jeudi 1 mai 2014          
    • Fête de l’Ascension : Jeudi 29 mai 2014         
    • Lundi de Pentecôte : Lundi 09 juin 2014

    Ils vaqueront également les jours déclarés fériés par le Ministre du Travail et de la Fonction Publique.

    Télécharger le calendrier scolaire 2013-2014.pdf

     

     SI/DIP/MESFTPRIJ

     
  • COMMUNIQUE

    Dans le cadre  du  programme  de  formation de  reconversion  professionnelle au titre  de l'exercice 2013, le Ministère de l'Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l' Insertion  des Jeunes (MESFTPRIJ) procedera  à une formation qualifiante, de jeunes agées de plus de 17 ans et ayant au moins le niveau de la classe de troisième .

     
  • Calendrier scolaire 2010-2011

    Arrêté interministeriel

     
  • 03 Mai 2011 : Revue sectorielle

    1ère revue du secteur de l’éducation de l’an 2011, prevu du Mardi 03 Mai au Jeudi 05 Mai 2011. Rencontre preparatoire de la revue entre gouvernement et PTF du secteur prévu pour le lundi 02 Mai.