Enseignement primaire

Les effectifs scolaires du primaire ont doublé ces dix dernières années, passant de 624 778 élèves en 1994 à 1 318 140 en 2005 soit un accroissement annuel moyen de 7,8%, alors que la population scolarisable subissait un accroissement annuel moyen de 3,26%, passant de 1 003 348 en 1994 à 1 406 023 enfants en 2005. Le taux brut de scolarisation (TBS) a donc nettement évolué ces dix dernières années grâce notamment à une progression de l’accès au CI.

 

Tableau 5: Evolution des taux bruts de scolarisation, d'admission et du taux de suivi au primaire entre 1994 et 2005

 

 

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Taux brut de scolarisation

62%

65%

68%

71%

75%

77%

83%

84%

90%

94%

96%

 

94%

Taux brut d'admission au CI

66%

70%

71%

79%

81%

81%

87%

105%

102%

104%

99%

 

99%

Taux de survie

39%

43%

45%

44%

48%

47%

47%

46%

45%

47%

50%

 

54%

Source : Statistiques DPP/MEPS

 

Selon les données de population scolarisable de 6 à 11 ans de l’INSAE, l’accroissement annuel moyen de la population scolarisable est de 1,68% entre 2003 et 2015

 

Graphique 2: Population scolarisable (6-11 ans) entre 2003 et 2015

 

 

  Source : Projection démographique INSAE (novembre 2005)

 

Pour permettre l'absorption de ces flux, le Gouvernement et ses partenaires ont consenti d'énormes efforts financiers répartis entre le secteur public et le secteur privé qui s’est considérablement développé scolarisant 12% des effectifs en 2005 contre 4,3% en 1994. Cet accroissement est à la fois dû à la rétrocession au clergé des écoles confessionnelles mais peut aussi être interprété comme une réaction face aux grèves répétées dans l’enseignement public.

 

A première vue, il est permis de penser que le Bénin est tout proche de la scolarisation primaire universelle, réglant ainsi les aspects quantitatifs de la couverture scolaire primaire. Mais ce TBS élevé s'accompagne d'un faible taux de rétention ou de survie (proportion des élèves engagés dans le cycle et parvenant au CM2) alors que l’accès au CI est devenu quasi universel grâce à la suppression des frais d’écolage en 2000, résultant de l’initiative PPTE.

 

Le taux de survie est passé de 47% en 1999 à 54% en 2005, ce qui signifie que sur 100 enfants entrant au CI seuls 54 atteignent le CM2 en 2005. Les données ci-dessous montrent qu’il faut au moins atteindre le CM2 pour espérer avoir plus de 90% de chance d’être alphabétisé. Un élève qui quitte au CE1 a une chance sur deux de rester analphabète.

 

 

Tableau 6: Estimation de la proportion des adultes (20-24 ans) capables de lire et d'écrire correctement selon la plus haute classe atteinte et le sexe

 

Dernière classe suivie

Hommes

Femmes

Ensemble

Sans niveau formel

11,4

8,7

9,2

CI

20,9

15,6

17,4

CP2

30,6

30,9

34,3

CE1

53

46,6

48,9

CE2

72

62,5

67,1

CM1

83,1

77,9

80,7

CM2

91,2

88,2

90

6ème

95,4

92,8

94,6

5ème

97,8

97,2

97,5

4ème

98,9

98,6

98,8

3ème

99,5

99,2

99,4

   Source : « Enquête 1-2-3 sur Cotonou », Afristat-Dial, 2005.

 

Il faut donc un minimum de 6 années de scolarisation pour rendre l’alphabétisation irréversible et le taux d’achèvement du cycle primaire peut être utilisé pour mesurer les progrès vers la scolarisation universelle.

 

Graphique 3: Evolution du taux d'achèvement du primaire par sexe entre 1994 et 2004

 

 

 

En 2005, ce taux a atteint la valeur de 54%. Si la tendance actuelle se maintient, le taux d’achèvement pourrait atteindre 78% en 2015 contre les 110% attendus. La problématique de la scolarisation primaire universelle au Bénin repose davantage sur la rétention que sur l’accès, à l’instar de nombreux pays de la sous - région.

 

Une analyse statistique des données des années scolaires 2001/2002 et 2002/2003 dégage des facteurs liés à l’offre scolaire expliquant, en dehors des caractéristiques de la demande, la faible rétention dans le système.

 

Tableau 7: Facteurs contribuant à l'augmentation du taux de rétention dans les écoles publiques

 

Facteurs

Effet sur le taux de rétention

Distance au chef lieu de la commune la plus proche < 10 Km

+3,9

Présence d’eau courante

+4,5

Rapport élèves - maître moyen inférieur à 65

+3,5

Plus de 50% d’enseignants femmes

+4,1

1 guide du maître par enseignant

+6,5

Source : Pôle de Dakar – M. Brossard

 

Une faible distance au chef lieu de la commune (moins de 10 km) et la présence d’eau courante augmentent de 3,9 et 4,5 points respectivement le taux de rétention dans une école.

 

Un ratio élèves / enseignant inférieur à 65, le fait d’avoir plus de 50% de femmes enseignantes et la disponibilité des guides du maître augmentent la rétention de respectivement 3,5 ; 4,1 et 6,5 points.

 

L'insuffisance des structures d'accueil complètes explique pour une large part la faiblesse des taux de survie surtout chez les filles. Il faut y ajouter l'insuffisance du personnel enseignant et les redoublements multiples.

 

Des efforts importants ont été déployés pour accroître l'offre de scolarisation. Le nombre d’écoles a presque doublé entre 1994 et 2005 passant de 2 984 à 5 722, le pourcentage de salles de classe en matériaux définitifs est passé de 65 à environ 68,1%, celui des écoles ayant l’eau courante a presque doublé ; celui des écoles pourvues d’une cantine de 12,5 à 14,9% et les places assises par élève, de 0,79 à 0,83. Malgré ces efforts, l’état des infrastructures et du mobilier ne permet pas à la plupart des écoles d’atteindre encore les normes de l’« Ecole de Qualité Fondamentale».

 

Nombre d’enfants ne peuvent poursuivre et achever leur scolarité dans la même école (discontinuité éducative), tant les investissements dans le secteur ont été insuffisamment conduits et programmés sur la base d’une carte scolaire et d’un système de pilotage par la demande. Bien que le pourcentage de nouveaux entrants en situation de discontinuité éducative dans le public ait fortement baissé entre 1998 et 2005 (de 27 à 9%), l’offre scolaire présente encore de nombreux espaces d’amélioration notamment dans le déploiement des enseignants.

Les recrutements n’ont en effet pas permis de suivre la progression des effectifs scolarisés. Le ratio élèves par enseignant s’est dégradé au niveau public (passant de 48,3 en 1994 à 50 en 2005), le pourcentage de femmes enseignantes dans le public a baissé (de 25 en 1994 à 18% en 2005) et les disparités régionales n’ont pas été corrigées.

 

 

 

 

 

 

 

Tableau 8: Evolution des taux bruts de scolarisation des départements entre 1990 et 2015

Département

Sexe

1990

1996

2002

2003

2004

2005

 

T

35

48

85

93

89

90

Atacora/Donga

F

21

66

66

73

75

78

 

G

47

62

104

113

102

101

 

T

62

96

96

86

92

89

Atlantique/Littoral

F

51

80

86

77

84

83

 

G

72

111

107

96

99

96

 

T

34

42

67

72

69

70

Borgou/Alibori

F

24

32

58

63

64

67

 

G

42

50

76

81

73

73

 

T

37

72

122

133

130

127

Mono/Couffo

F

21

48

97

108

110

109

 

G

51

96

147

159

150

146

 

T

67

81

100

107

107

104

Ouémé/Plateau

F

46

60

80

87

89

87

 

G

85

101

120

126

125

120

 

T

56

71

101

109

102

99

Zou/Collines

F

37

53

83

90

87

86

 

G

68

87

120

128

117

112

 

T

50

68

90

98

96

95

Ensemble

F

36

52

76

82

84

84

 

G

62

85

103

114

108

105

Source : Rapport final Education Pour Tous Bilan à l'an 2000, MENRS, Décembre 1999 + Mise à jour DPP/MEPS

Les disparités dans la fréquentation scolaire sont géographiques mais surtout sociales.

 

Tableau 9: Fréquentation scolaire des enfants de 6-11 ans par sexe et milieu de résidence en 2001

 

Population

Pauvres

Moins Pauvres

Moyens

Moins riches

Riches

Moyenne nationale

Indice Pauvres / Riches

Garçons

41,5

47,15

63,55

67,79

85,67

59,92

0,484

Filles

22,02

36,14

49,66

57,31

66,97

46,49

0,329

Urbain

37,3

50,02

55,81

68,93

77,16

65,92

0,483

Rural

31,49

40,46

57,26

59,48

69,63

47,59

0,452

Total

32,42

41,99

56,99

62,88

75,67

53,47

0,428

Source : "Pauvreté et disparités chez l'enfant et la femme", UNICEF, 2003

 

L’étude du taux de fréquentation scolaire (à partir des données de l’enquête sur les ménages) montre qu’un enfant appartenant à un ménage présumé « riche » a, au Bénin, 1,6 fois plus de chance d’aller à l’école qu’un enfant appartenant à un ménage présumé « pauvre ». «Une fille riche » a 3 fois plus de chance d’aller à l’école « qu’une fille pauvre ».

 

Ces données sont liées à celles qui concernent le travail des enfants, plus remarquable en zones rurales et chez les filles. La demande d’éducation doit donc faire l’objet de mesures fortes à destination notamment des filles des ménages les plus pauvres, tant pour la susciter que pour la soutenir.

 

L'éducation et la formation constituent le fer de lance de toute nation qui aspire au développement. Fort de cela, notre pays a adhéré au programme « Education Pour Tous » (EPT) d’ici à l’an 2015. Or, notre système éducatif regorge d'enseignants permanents et majoritairement d'enseignants contractuels et communautaires. Ces deux dernières catégories d'enseignants n'ont bénéficié d'aucune formation avant leur recrutement. Pour y remédier, le Ministère des Enseignements Maternel et Primaire organise tous les ans par promotion une formation dite diplômante aux enseignants contractuels ayant l’ancienneté requise en vue de leur qualification professionnelle. A l'issue de cette formation, les enseignants sont non seulement bien formés pour affronter avec succès les épreuves écrites et pratiques du Certificat  Elémentaire d'Aptitude Pédagogique (CEAP) et Certificat  d'Aptitude Pédagogique (CAP) mais aussi outillés pour la préparation et l’exécution des séquences de classe.

La présente documentation porte sur les modules de formation de 2010 à 2009.

Agenda & Communiqués
  • Calendrier scolaire 2013-2014

                   Arrêté interministeriel


    Conformément à l'arrêté interministeriel ANNEE 2013 N° 390/MESFTPRIJ/MEMP/DC/SGM/DESG/IGPM/DET/DAFoP/ DEP/DEM/DEP/DEPEMP/SA, du 17 septembre 2013, dans tous les établissements publics et privés des enseignements maternels, primaire, secondaire général, technique et de la formation professionnelle, le calendrier scolaire 2013- 2014 est fixé comme suit:

    • Premier trimestre : Du jeudi 03 octobre 2013 au vendredi 20 décembre 2013 après les cours de
      l'après-midi (11 semaines 02 jours)
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi 20 décembre 2013 après les cours de l'après-midi au dimanche
      05 janvier 2014 inclus (16 jours).
    • Deuxième trimestre :Du lundi 06 janvier 2014 au vendredi11 avril 2014 après les cours de
      l'après-midi ( 13 semaines).
    • Congé de détente : Du vendredi 21 février 2014 après les cours de l'après-midi au dimanche 02 mars
      2014 inclus (09 jours) .
    • Congé de fin de trimestre : Du vendredi Il avril 2014 après les cours de l'après-midi au mercredi23 avril
      2014 inclus (12 jours).
    • Troisième trimestre : Dujeudi 24 avril 2014 au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de l'après-midi
      (12 semaines).      

    Les grandes vacances sont fixées au vendredi 18 juillet 2014 après les cours de
    l'après-midi. Elles prennent fin le dimanche 28 septembre 2014.

    Les activités pédagogiques reprennent dans tous les établissements scolaires le
    lundi 29 septembre 2014.

    Le présent calendrier est valable autant pour les établissements publics que privés
    des enseignements maternel, primaire, secondaire général, technique et professionnel. Le calendrier des établissements techniques agricoles sera fixé par un autre arrêté.

    Fetes et jours fériés de l'année


    Tous les établissements publics et privés vaqueront les jours de fête et jours fériés ci-après

    • Fête de la Toussaint: Vendredi 1er novembre 2013
    • Fête des Religions traditionnelles: Vendredi 10 janvier 2014
    • Lundi de Pâques: Lundi 21 avril 2014 
    • Fête du Travail : Jeudi 1 mai 2014          
    • Fête de l’Ascension : Jeudi 29 mai 2014         
    • Lundi de Pentecôte : Lundi 09 juin 2014

    Ils vaqueront également les jours déclarés fériés par le Ministre du Travail et de la Fonction Publique.

    Télécharger le calendrier scolaire 2013-2014.pdf

     

     SI/DIP/MESFTPRIJ

     
  • COMMUNIQUE

    Dans le cadre  du  programme  de  formation de  reconversion  professionnelle au titre  de l'exercice 2013, le Ministère de l'Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l' Insertion  des Jeunes (MESFTPRIJ) procedera  à une formation qualifiante, de jeunes agées de plus de 17 ans et ayant au moins le niveau de la classe de troisième .

     
  • Calendrier scolaire 2010-2011

    Arrêté interministeriel

     
  • 03 Mai 2011 : Revue sectorielle

    1ère revue du secteur de l’éducation de l’an 2011, prevu du Mardi 03 Mai au Jeudi 05 Mai 2011. Rencontre preparatoire de la revue entre gouvernement et PTF du secteur prévu pour le lundi 02 Mai.